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Production de déchets municipaux : comment expliquer les disparités entre communes ?

Publié le Mardi 16 Septembre

Article extrait du site internet "Localtis.fr" publié le 15 Septembre 2014

 

 

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) vient de publier une étude éclairante sur l'identification du contenu et des déterminants des déchets municipaux. La très grande hétérogénéité des producteurs de ces déchets - ménages résidents, touristes de passage, salariés travaillant sur place, petites entreprises - conduit ainsi à des différences marquées d'une collectivité à l'autre sur les types de flux que doit gérer le service public de gestion des déchets.

 

Trente-cinq millions de tonnes produites en 2011, soit 12% de plus qu'en 2000 : c'est la quantité de déchets ménagers et assimilés (DMA) collectés en France par le service public de gestion des déchets. Rapportée au nombre d'habitants, la production de ces déchets est en baisse constante depuis plusieurs années - 538 kg par habitant en 2011 contre 543 kg par habitant en 2007 - mais reste sensiblement supérieure au niveau de 2000 (486 kg par habitant). Si leur collecteur est unique, ces déchets sont de nature et d'origine très diverses. On y trouve les déchets produits par les ménages (déchets collectés séparément, encombrants, déchets dangereux et ordures ménagères résiduelles collectées en mélange dans les poubelles ordinaires) mais également des déchets d'activités économiques assimilés aux déchets des ménages (commerce ou restauration, notamment), des déchets de nettoiement (voirie, marchés), d'assainissement collectif (boues de stations d'épuration), des déchets collectés en déchetteries et des déchets verts provenant à la fois des ménages et des collectivités locales.

Les petits commerces, gros producteurs de déchets

Dans son étude sur les déterminants de la production des déchets municipaux mise en ligne le 10 septembre, le Commissariat général au développement durable (CGDD) s'est concentré sur les ordures ménagères résiduelles (OMR), collectés en mélange, ainsi que sur les emballages, journaux et magazines (EJM) et le verre. Si en moyenne, la production annuelle d'OMR s'élève à 296 kg par habitant, celle des EJM à 46 kg et celle du verre à 30 kg, "ces productions moyennes masquent des disparités importantes entre les communes selon, entre autres, l'attractivité touristique de celles-ci (résidences secondaires, hôtels…), leur activité économique (emploi, commerces) ou selon l'organisation de la gestion des déchets (mode de collecte), souligne le CGDD. L'étude a donc pour but de chiffrer les contributions de ces différents facteurs.
Elle confirme d'abord en toute logique que la production d'OMR par habitant tend à augmenter avec la densité de population : en moyenne, au sein d'une commune, chaque habitant supplémentaire augmente les quantités annuelles d'OMR de 207 kg, d'EJM de 33 kg et de verre de 37 kg. Si les résidents sont les principaux producteurs de déchets municipaux, les petits commerces et l'activité touristique génèrent également des volumes non négligeables. "A taille de commune donnée", note le CGDD, la présence de commerces et de restaurants qui ne peuvent prendre eux-mêmes en charge la gestion de leurs déchets "augmente très significativement la quantité d'ordures ménagères résiduelles de la commune". Un petit commerce contribue ainsi à augmenter de 2,5 t par an la quantité d'OMR.

Le poids des résidences secondaires

L'étude montre aussi que "toutes choses égales par ailleurs, les quantités d'ordures ménagères résiduelles et les déchets triés sont plus élevés dans les communes à forte attractivité touristique (mesurée par l'offre d'hébergements)". En moyenne, chaque résidence secondaire contribue à augmenter à hauteur de 150 kg la quantité d'OMR supplémentaire par année, souligne le CGDD. Mais "l'appartenance à une zone géographique réglementée n'a pas le même impact suivant que la commune appartient à une zone littorale (plus d'ordures ménagères résiduelles par habitant et de déchets triés) ou à une zone de montagne (moins d'ordures ménagères résiduelles et de déchets triés)", constate l'étude. Ainsi, "en zone littorale et à offre d'hébergements touristiques donnée, la collecte d'OMR est de 60 kg par habitant plus élevée que sur le reste du territoire". Enfin, l'étude montre le mode de collecte peut influencer les quantités des différents flux. La collecte d'emballages, journaux et magazines augmente ainsi de 12 kg par habitant lorsque la collecte est effectuée en porte à porte plutôt qu'en apport volontaire.

 

 
 

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